
Le 14 février, des membres d’Unifor ont participé à des événements communautaires partout au pays en mémoire des femmes, des filles et des personnes bispirituelles autochtones disparues et assassinées.
« Les femmes autochtones sont de loin plus à risque de subir de la violence et les communautés en souffrent, a déclaré Joie Warnock, directrice de la région de l’Ouest d’Unifor. Il ne peut y avoir de réconciliation sans mettre fin à la violence. Ce doit être une priorité nationale. »
Initiée après le meurtre d’une femme autochtone dans le quartier East Side du centre-ville de Vancouver en 1992, la marche commémorative des femmes est devenue un important événement annuel qui n’a cessé de prendre de l’ampleur à la grandeur du pays. Les marches sont souvent dirigées par des membres des familles des femmes assassinées ou disparues, et comportent des cérémonies spirituelles. Les personnes réunies pleurent le décès des femmes à la suite d’actes de violence et s’engagent à obtenir justice. À l’extérieur de Vancouver, des événements ont aussi lieu à Victoria, Winnipeg, Toronto, Ottawa, Montréal et d’autres villes.
Selon Statistique Canada, les femmes des Premières nations sont trois fois et demie plus à risque d’être victimes de violence que les femmes non-autochtones, et sept fois plus à risque d’être assassinées.
« D’innombrables familles et communautés ont été dévastées par cette tragédie en cours. La douleur de la perte et du refus de justice résonne dans l’histoire du Canada, y compris aujourd’hui, et se répercutera aussi dans notre avenir si nous n’agissons pas », a affirmé Joie Warnock.
La violence faite aux femmes est toujours inacceptable et, pour honorer les vies perdues, les organisatrices et organisateurs sollicitent la collectivité et les alliés à travailler afin d’obtenir justice pour les femmes assassinées et disparues, et à confronter les institutions publiques et les acteurs institutionnels (la police, la GRC, les bureaux des coroners, les tribunaux et le gouvernement fédéral) qui empêchent que les peuples autochtones obtiennent justice. Unifor fait écho et ajoute sa voix aux demandes incessantes des peuples autochtones qui réclament une réforme du système de justice défaillant du Canada.